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Le 25 janvier 2012

Joli Bois : le chantier majeur de 2012

Les travaux du quartier du Jolis Bois représenteront un investissement majeur du budget communal en 2012. Courant janvier, les habitants du quartier étaient invités en mairie pour une présentation des travaux. Présenté mi-janvier lors du débat d'orientations budgétaires 2012, c'est une ligne d'investissement à 7 chiffres qui sera consacrée à la rénovation du quartier du "Joli Bois". Pas rien. Les habitants de ce périmètre urbain situé entre la gare et la RN57, étaient invités à une réunion de présentation du projet. Présentation...

1 300 000 euros au total dont 800 000 euros sur l'exercice 2012, sur un budget d'investissements communal de 5 millions. La rénovation du quartier du Joli Bois sera LE chantier de voirie majeur en 2012. Un quartier qui date des années 70, dont l'artère principale est la rue du Joli Bois, avec en jonction, les rues des Saules, des bouleaux, des thuyas.
Jean-Philippe Hanzo et Thomas Visine pour les services techniques, Dominique Momon, Serge Boillon, Antonio Alessandrelli, pour la municipalité, et M. Geoffroy pour le bureau d'Etudes BETG, étaient présents pour expliquer et répondre aux interrogations d'une quarantaine d'habitants, soit environ la moitié des résidents du quartier.

Un rappel de l'existant mettra en évidence les lacunes de la voirie et des réseaux existants ; chaussée et trottoirs dégradés, réseau d'assainissement vétuste, de type unitaire en béton engendrant des débordements (la réglementation actuelle impose la séparation des réseaux des eaux pluviales et des eaux usées), luminaires énergivores...
Fonctionnalité avant tout
Jean-Philippe Hanzo présentera ensuite le projet. Sans fioriture, il privilégie l'aspect fonctionnel et efficace. Les rues resteront à double sens ("pas de plainte et donc pas de nécessité de changer l'existant"), des trottoirs seront créés ou rénovés des deux côtés rue du Joli Bois et sur un côté dans les autres rues. "Les bordures permettront le chevauchement pour le stationnement et chaque sortie de propriété aura un abaissement de trottoir, tout comme face à chaque passage piétons pour facilité l'accès aux personnes à mobilité réduite" (quartier à majorité de personnes âgées). Enfin, l'éclairage public sera amélioré avec remplacement des luminaires (meilleure luminosité et diminution de la consommation).
Voici pour l'aspect visible. Sur le réseau d'eau potable, tous les collecteurs vétustes seront remplacés et l'ensemble des branchements sera repris. Quant au réseau d'assainissement, il sera remplacé par un réseau "séparatif" (eaux usées et eaux pluviales) avec deux boîtes de branchement en limite de chaque propriété.
Au temps des questions-réponses, le raccordement des riverains dans les deux années (délai fixé par la loi), alimentera le débat (voir encadré). A la question de l'enfouissement des réseaux, Dominique Momon expliquera que le coût était de 700 000 euros (et 390 000 euros pour le quartier du Noyeux). "la ville n'est éligible à aucune subvention pour ce type de travaux et l'on préfère faire plus de rues mais sans enfouissement". Le planning de réalisation s'étalera de juin à octobre pour à l'automne, avoir un quartier qui portera bien son qualificatif.

Les branchements séparatifs au coeur du débat

De nombreuses questions sur l'obligation de raccordement au réseau séparatif (pour ceux ne l'ayant pas encore réalisé) laisseront apparaître l'inquiétude des habitants. La variabilité des coûts de ces branchements, fonction de chaque configuration d'habitation, ne facilitant pas la précision sur ce que sera cette contribution ("de 200 à 2 000 euros" dira le bureau d'études). Thomas Visine, avec beaucoup de pédagogie, prendra le temps d'expliquer que chaque cas sera étudié sur le terrain, avant ou pendant les travaux de voirie. "Mais on ne peut refaire une voirie sans se mettre aux normes réglementaires et environnementales (les eaux pluviales "polluent" la station d'épuration)". Une optimisation de la station qui ne le sera que lorsque tout Thaon sera en réseau séparatif. La réalisation tient donc, certes de la loi avant tout, mais aussi d'un souci environnemental qui ne sera optimal que dans plusieurs décennies. "Mais ces travaux ne seront pas refaits dans dix ans. C'est donc dans l'avenir que nous devons nous projeter, pour nos enfants et petits-enfants", expliquera Dominique Momon. Lequel validera aussi le fait que ce délai de 2 ans peut être allongé de 3 années, par dérogation du premier magistrat et qu'il saura étudier les cas particuliers avec diligence. Reste à faire comprendre que les petits ruisseaux arrivent à faire des grandes fleuves, et qu'il faut un commencement...

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