Construite après la grande guerre en hommage aux anciens combattants, la salle Verdun est située en centre ville, face à l'église, et derrière la place de la victoire. Cette salle est aujourd'hui la 2e plus grande de Thaon, après la Rotonde. Elle y reçoit de nombreuses manifestations, auditions de l'école de musique, vins d'honneur, assemblées générales... Située au premier étage d'un bâtiment en L qui accueille également un pôle emploi et prochainement le futur poste de police municipale, l'imposant escalier qui y conduit est orné de peintures de Loys Prat, ce même artiste qui a créé les fresques de la salle de Thaon de la Rotonde. La salle Verdun possède un cachet unique, avec un parquet marqueté et un théâtre en fond de salle
En 1913, Armand Lederlin, directeur de la Blanchisserie Teinturerie Thaonnaise (usine qui employait alors plusieurs milliers de personnes) et homme au paternalisme avancé, décida de construire un bâtiment qui abriterait le foyer social de la BTT. Celui-ci comportait, à l'époque, un balnéum (bains, douches), le cercle des cadres, une salle à manger, des équipements sportifs (stand de tir, gymnase...), une grande salle de réception dite "salle ronde" et , pensant aux loisirs des ouvriers, un théâtre de vastes dimension, réplique du célèbre Chatelet en plus modeste. L'ensemble du bâtiment, vue d'avion, à l'architecture de la Croix de Lorraine.
La Rotonde telle qu'elle est aujourd'hui, en fut achevée qu'en 1923 par l'architecte Hébrard qui, reprenant les travaux que la première guere mondiale avait interrompus, rehaussa l'édifice de la coupole qui couvre la salle ronde. Après 40 ans de faste, la crise textile des années 60 et le manque d'entretien menacèrent le bâtiment, nécessitant, dès 1975, l'intervention et sa prise en charge par la ville de Thaon, qui engagea alors un programme de réhabilitation. inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1986, la Rotonde a retrouvé toute sa splendeur et, dépassant le cadre communal, s'ouvre aujourd'hui aux entreprises et au monde de la culture.
Grâce à la création d'un syndicat culturel intercommunal Thaon-Epinal, fruit d'une collaboration constructive entre les deux villes, un énorme programme de réhabilitation du théâtre (fresques Loys Prat) a été mené entre 2007 et 2009, soutenu par la DRAC (direction régionales des affaires culturelles, le Conseil Général et le Conseil Régional, pour aboutir, début 2009, à sa réouverture (inauguration le 17/1/2009 avec un concert d'Yves Jamait). La Rotonde est désormais le "pôle culturel de la Lorraine du Sud" et de nombreux artistes s'y produisent. L'entité "Scènes Vosges" lié au syndicat mixte à vocation culturel (président Michel Heinrich, vice-présidente Christine Marchal) y propose un programme culturel ambitieux sur trois salles (la Rotonde, l'auditorium de la Louvière et le théâtre municipal d'Epinal), basé sur la chanson Française, le cirque, le spectacle pour enfants, le théâtre... Parallèlement, les associations thaonnaises y trouvent toujours matière à donner leurs créations tandis que la commune de Thaon les Vosges entend parallèlement développer sa propre programmation. La salle de théâtre contient 864 places dont 14 destinées aux personnes handicapés.
En 1922-1923, alors que les Soeurs Bernadettes sont durablement installées à Thaon depuis 1908 au 6 rue de Lorraine dans l'imposante demeure dite "la maison Sainte Elisabeth", un terrain contigüe fut acheté par celles-ci pour y construire une chapelle, qui prit le nom de chapelle Salésienne, dédiée à Saint François de Sales, patron des Soeurs Bernardettes. Les soeurs sont des Soeurs ouvrières. Et c'est avec le travail fait à la BTT que fut payée cette chapelle, dont une part importante par le travail de la lithographie qu'effectuait Soeur Marie de Jésus (artiste peintre qui a notamment appris et peint à la pinacothèque du Vatican). La chapelle Salésienne est aujourd'hui un monument remarquable de Thaon, intégré dans l'ensemble du batiment de Sainte Elisabeth, qui se caractérise notamment par un Christ couché sous l'Autel, et par le travail remarquable de peinture et de travail au pochoir effectué par les Soeurs et toujours très bien conservé. La chapelle est ouverte au public lors de certaines journées du patrimoine.